Bien avant les algorithmes et les feeds numériques, certaines images circulaient déjà entre les continents.
Fondé en 1972, Amina Magazine s’est imposé comme le « magazine des femmes africaines et antillaises ». Lu aussi bien sur le continent africain qu’au sein des diasporas en Europe et dans les Caraïbes, il a créé un espace éditorial inédit pour des femmes longtemps absentes de la presse féminine internationale.
Au fil des décennies, la rédaction — portée notamment par la journaliste Assiatou Bah Diallo — a contribué à faire d’Amina l’un des titres les plus durables de la presse féminine afro-francophone.
Dans ses pages, les lectrices trouvaient bien plus que de la mode : des portraits de femmes inspirantes, des récits d’ambition, des conseils pratiques et des modèles de réussite. Pour beaucoup de femmes africaines et afro-descendantes, ces images ont constitué une première forme de représentation médiatique.
Le magazine circulait entre générations : transmis entre mères, filles, sœurs et amies. Il devenait à la fois source d’inspiration, archive culturelle et preuve que d’autres trajectoires étaient possibles.
Bien avant Pinterest ou Instagram, les pages d’Amina servaient déjà de références visuelles : on y découvrait des silhouettes, des tissus et des styles qui pouvaient ensuite être reproduits chez les tailleurs.
Aujourd’hui, replonger dans ces archives, c’est comprendre comment l’image, la mode et l’éditorial ont participé à construire une mémoire transatlantique des femmes afro-descendantes.
Une archive culturelle à redécouvrir.
Besos del Sol 💋☀️
Sources : archives en ligne de Amina Magazine, documentaires, recherches éditoriales personnelles, ainsi que contenus et images provenant de plateformes publiques (Pinterest, Instagram, TikTok, YouTube).
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