Indigo, henné, teinture à l’urine… Les secrets oubliés des artisans
Sous-titre : Le retour des techniques de teinture traditionnelles.
Alors que l’industrie de la mode cherche à se réinventer de manière plus durable, les techniques de teinture ancestrales connaissent un regain d’intérêt. Voici quelques-unes des plus remarquables :
1. L’indigo (Japon, Afrique, Inde)
- Utilisé depuis plus de 6 000 ans, l’indigo est extrait des feuilles de la plante Indigofera.
- Au Japon, la technique de l’aizome (teinture à l’indigo) est utilisée pour créer des vêtements résistants et antibactériens.
- En Afrique de l’Ouest, le bogolan (tissu teint à la boue et à l’indigo) est un symbole de protection spirituelle.
2. Le henné (Moyen-Orient, Afrique du Nord, Inde)
- Utilisé pour teindre les cheveux, la peau, et les tissus, le henné est aussi un symbole de célébration (mariages, fêtes religieuses).
- Des marques comme Lush ou Aveda l’intègrent dans leurs produits capillaires.
3. La teinture à l’urine (Europe médiévale)
- Au Moyen Âge, l’urine était utilisée pour fixer les couleurs sur les tissus (grâce à l’ammoniac qu’elle contient).
- Aujourd’hui, des designers comme Stella McCartney explorent des alternatives durables, comme les teintures à base de bactéries.
Marques engagées :
- Eileen Fisher : Utilise des teintures naturelles pour ses collections.
- Patagonia : Collabore avec des artisans pour des teintures à base de plantes.